Karl avait extrait de la poche de son pantalon sa liasse d’euros prise dans une curieuse pince à billets dorée. Au fond du pli, entre deux coupures de cent, un petit bristol apparu. Karl le tendit à Marc, se leva et s’en retourna derrière son zinc tout en saluant les premiers habitués du matin. Marc hésita longuement et finit par retourner le rectangle de papier pour y lire le message qui lui était destiné : Pourquoi oncle Baptiste ? Parce qu’il était ta seule raison de vivre, ton seul parent, ton seul ami, ton unique client. Tu as préféré un polar minable sur ton blog à sa sécurité. Comment vas-tu faire pour vivre maintenant, sans lui et avec moi ? Marc lâcha le carton dans le cendrier et le laissa se consumer au contact de la flamme de son briquet. Vingt-cinq novembre, cinq degrés annoncés à Paris, Noël serait-il blanc ? Marc s’en moquait, comme de Thanksgiving !
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